En Vidéos-Politiques migratoires : La société civile ne veut plus être mise à l’écart

Euromed-REMDH, le FTDES, la Fondation Heinrich Böll, l’UGTT et CeTuMA ont organisé ce matin une conférence de presse autour des politiques migratoires, s’intitulant : « Du Maghreb au Mashreq : Pourquoi la société civile est-elle encore mise à l’écart sur les questions migratoires ? »



En Vidéos-Politiques migratoires : La société civile ne veut plus être mise à l’écart

Les politiques migratoires des gouvernements proviennent de décisions unilatérales en faveur des pays du Nord de la méditerranée qui font que les pays du Sud jouent le rôle de « gardiens des frontières » pour l’Europe, externalisant ainsi leurs propres frontières.

« Ces politiques sont dénoncées parce qu’elles ne respectent pas toujours les droits fondamentaux des migrants ni le droit de mobilité de ces derniers » ont dénoncé ce matin les divers protagonistes, qui ont également soulevé le lien souvent et faussement établi entre la question sécuritaire et celle de la mobilité. Certains ont même revendiqué un moratoire sur le refoulement des migrants par l’Europe.
Il est également à noter que les politiques migratoires mises en place ne luttent pas contre la migration mais font que les migrants recourent à des moyens dangereux, pour contourner les contrôles.

« Loin d’ouvrir des voies d’accès légales à son territoire, l’UE utilise la coopération extérieure pour contrôler la mobilité des personnes avec l’aval des États voisins du sud/sud-est de la Méditerranée. Cette politique, sans réelle consultation de la société civile, se révèle chaque année plus meurtrière. Plus de 2000 personnes ont disparu en Méditerranée depuis janvier 2015 » dénoncent les organisations.

De plus, lors des sommets et des rencontres durant lesquelles ces politiques migratoires sont mises en place, la société civile se retrouve à l’écart et cette dernière dénonce, à juste titre, un manque de transparence.
Le 30 et le 31 octobre 2015, EuroMed Rights – REMDH, la Fondation Heinrich Böll, l’UGTT la LDTH, le Centre de Tunis sur la Migration et l’Asile – CeTuMA, et le FTDES réunissent près de 30 organisations, du Maroc à la Turquie, afin de réfléchir ensemble au rôle crucial de la société civile dans ce processus.
 

« Les sommets se multiplient et on ne trouve pas de solutions » dénonce Sadok Belhaj Hassine de l’UGTT en faisant illusion au sommet de Malte qui se tiendra en novembre et où la société civile ne sera pas présente.
Cette même société civile mondialement reconnue, notamment après avoir reçu le prix Nobel, et dont le rôle et l’efficacité ne sont plus à prouver veut aujourd’hui avoir son mot à dire dans les politiques de migration et d’asile mises en place en coopération avec l’UE.
 


Hajer Bouejmâa
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