En vidéos-Meeting de l'association Shams : l'article 230, jusqu'à quand ?

L'association Shams a organisé, aujourd'hui, un meeting au cours duquel il a été appelé à abroger l'art-230 du code pénal tunisien, article qui pénalise l’homosexualité.



En vidéos-Meeting de l'association Shams : l'article 230, jusqu'à quand ?

Même si les appels à supprimer ou abroger l'art-230, qui porte atteinte à la vie privée et à la liberté des gens, ne datent pas d'aujourd'hui, l'affaire du jeune Marouane a relancé la polémique autour de lui.

Le ministre de la justice Ben Aïssa, a d'ailleurs déclaré, il y a 3 jours, qu'il fallait réfléchir , à la lumière de la nouvelle constitution, sur le moyen de supprimer cet article du code pénal.

Marouane (pseudonyme), un jeune étudiant de 22 ans, avait été arrêté dans le cadre d'une enquête sur un meurtre. «il a été déclaré innocent, je tiens à le rappeler» annonce Hedi Sahly, secrétaire général de l'association Shams. Le téléphone de Marouane a été fouillé et ses messages lus, En lisant les messages la police a deviné l’homosexualité du jeune homme qui dû subir en conséquence un test anal.

Cette pratique qualifiée de «sauvage» par l'association Shams et fortement condamnée par la société civile tunisienne porte atteinte à l'intégrité physique et morale des citoyens qui y sont soumis.

L'association a également demandé la libération immédiate de Marouane et de tous ceux qui ont été condamnés sur la base de l'article 230. Elle a demandé aussi l'ouverture d'une enquête pour déterminer les circonstances de son arrestation et du test anal qu'il a subi.

«Il n'y a pas pire que d'être privé de sa liberté, certains sont en prison pour ce qu'ils disent, certains pour ce qu'ils font et d'autres pour ce qu'ils sont» disait Yamina Thabet, présidente de l'association de soutien aux minorités.

Parce que l’homosexualité n'est pas un crime, car on ne choisit pas son orietation sexuelle, «la maman de Marouane ne l'a pas choisi dans un catalogue» rappelait aujourd'hui un des membres de l'association, parce que l’État est garant des libertés, selon la nouvelle constitution tunisienne, il faut arrêter de mettre les gens en prisons pour ce qu'ils sont... telles étaient les revendications de tous ceux qui se sont réunis, ce matin à l'Agora.


H.B.
shamsmeet-031015-1.jpg