En vidéo : NDI se penche sur l’opinion des femmes tunisiennes à travers un sondage

Une conférence de presse a été tenue aujourd’hui par le National Democratic Institute (NDI) et le cabinet Elka Consulting afin de présenter les résultats d’un sondage d’opinion mené auprès des femmes tunisiennes.



En vidéo : NDI se penche sur l’opinion des femmes tunisiennes à travers un sondage

Réalisé auprès d’un échantillon de 1527 femmes dans la période du 5 au 18 août 2015, le sondage s’est penché sur les différents aspects de la vie.
Marie Eve Bilodeau, directrice de NDI en Tunisie, espère que cette étude pourra être un support intéressant pour les gouvernants afin qu’ils prennent les décisions qu’il faut et qu’ils mettent en place les projets adéquats.
Sheila Fruman, experte et membre de NDI, a déclaré que l’étude comporte des résultats importants et qu’elle ne rapporte pas uniquement les problèmes mais apporte aussi les solutions.

Cette dernière n’a pas manqué de souligner l’importance des sondages d’opinion dans la communication entre gouvernants et gouvernés. « Ces sondages ne disent pas toujours aux gouvernés ce qu’ils veulent entendre mais plutôt ce qu’ils doivent savoir » a-t-elle dit.

La politique, la santé, l’infrastructure, l’éducation, la violence… le degré de satisfaction des femmes tunisiennes a été sondé dans tous ces sujets à travers un questionnaire administré exclusivement par des enquêtrices et pré-testé sur 80 répondantes.
Ainsi, 71.3% des femmes tunisiennes pensent que le pays va dans la mauvaise direction, contre 21.4% qui sont d’un avis contraire.

La première préoccupation des femmes tunisiennes est le coût de la vie (22.1%), vient ensuite le chômage (14.4%) puis la sécurité (4.8%).
On découvre également, que les femmes ne sont pas satisfaites du système éducatif en Tunisie, avec 59% d’entre elles qui ne sont pas du tout satisfaites et 23% non satisfaites tout court.

Concernant la vie politique, 1 femme sur 2 (50.1%) pense que le taux de représentation des femmes au sein des instances locales doit être de 50%.
La santé quant à elle pose deux problèmes aux Tunisiennes : le manque d’équipement dans le secteur public et le coût élevé dans le secteur privé.

Voici plus de détails en vidéo :


H.B.
sondagendi-280915-1.jpg