Publié le 11-05-2009

La bonbonnière renoue avec l’opéra

La presse : publié le 12/05/09
 
La section culturelle de l’ambassade d’Italie et la municipalité de Tunis proposent un «opéra Buffa» dans deux versions
Voilà plus de dix ans qu’aucun air d’opéra n’ait retenti dans la bonbonnière. Certes, des extraits ont été joués mais jamais un opéra dans son intégralité. C’est désormais chose possible. Ce soir, les amateurs de musique baroque se régaleront à l’écoute de l’opéra de Jean-Baptiste Pergolèse, La servante maîtresse, qui sera également présenté dans la version de Giovanni Paisiello.



La bonbonnière renoue avec l’opéra

La presse : publié le 12/05/09
 
La section culturelle de l’ambassade d’Italie et la municipalité de Tunis proposent un «opéra Buffa» dans deux versions
Voilà plus de dix ans qu’aucun air d’opéra n’ait retenti dans la bonbonnière. Certes, des extraits ont été joués mais jamais un opéra dans son intégralité. C’est désormais chose possible. Ce soir, les amateurs de musique baroque se régaleront à l’écoute de l’opéra de Jean-Baptiste Pergolèse, La servante maîtresse, qui sera également présenté dans la version de Giovanni Paisiello.
Le texte de cet opéra est d’un écrivain italien du XVIIIe siècle, Gennaro Antonio Federico. Il a inspiré de nombreux compositeurs de l’époque qui en ont tiré plusieurs interludes comiques. Le premier à s’en être inspiré fut Pergolèse, un des maîtres de l’école napolitaine. Cinquante ans plus tard, Paisiello compose la dernière œuvre dans ce genre. La présentation des deux versions ce soir au Théâtre municipal est une heureuse opportunité pour les amateurs du bel canto de découvrir le passage en Italie du style ou courant artistique baroque au classicisme en musique, avec des expressions différentes à partir de Vivaldi jusqu’à Mozart. Sachant que le même livret permet à l’auditeur de percevoir le changement du goût musical.

L’œuvre relate l’histoire de Uberto, célibataire impénitent et vieillard au bon cœur. Serpina, une soubrette abusive, aimerait l’épouser. Comme il refuse l’idée du mariage, elle lui présente un pseudo-fiancé, Vespone, qui est en réalité un serviteur déguisé. Inquiet sur le sort de sa servante livrée à un personnage douteux, Uberto la demande en mariage. Ainsi, Serpina devient la maîtresse des lieux.
Cet opéra de musique concertante est interprété par Damiana Mizzi en Serpina, Angelo De Leonardis en Uberto et Giuseppe Petrella en Vespone. Les solistes étant Massimo De Bonfils à l’alto et Giuseppe Petrella au luth. L’Ensemble Baroque Musica Nova est constitué de deux violonistes, d’un violoncelliste, d’un altiste et d’un claveciniste.
La mise en scène est de Angelo De Leonardis et la direction de Michele Visaggi, tandis que la réalisation des décors est de Hichem Ben Sghaïer et les élèves de l’Institut des arts et métiers de Kairouan.