Publié le 09-05-2011

Le silence : L’un des handicaps du gouvernement transitoire ...

La toile s’embrase de nouveau et l’on sait tous, ou presque, pourquoi : Le débat diffusé hier avec le Premier ministre du gouvernement provisoire M.Béji Caïd Essebsi a ouvert la voie à mille et une questions surtout qu'il intervient suite à l’onde de choc générée par les révélations de l’ex ministre de l’Intérieur M.Farhat Rajhi, il y a quelques jours …



Le silence : L’un des handicaps du gouvernement transitoire ...

Les déclarations de M.Béji Caïd Essebsi ont été partagées, vues et revues, mais les réactions varient ... entre impulsives ou réfléchies, pour ou contre, ferventes, analytiques ou révolutionnaires… Ces déclarations ont alimenté les doutes et les craintes de certains et ont rassuré, probablement, d’autres … On n’est pas pour autant sûr de la véracité de tout ce qui était dit ...  Dans l’ensemble, M.Béji Caïd Essebsi a mis fin à toute cette tempête qui nous a agitée depuis la diffusion des déclarations "dangereuses" de M.Farhat Rajhi et l'a qualifié d "irresponsable " ... avant de passer à autres choses ! 

 

M.Béji Caïd Essebsi a essayé de nous convaincre de garder le calme et de ne pas se laisser influencer par les rumeurs qui tentent de remettre en question la " bonne foi " du gouvernement qui affronte une grave crise de confiance et qui peine à trouver ses marques et à jouer sa survie dans ce contexte à controverses… Il nous a demandé de croire à la sincérité de nos responsables politiques et ne jamais croire tout ceux qui tentent de nous déstabiliser et de tirer les ficelles dans l’ombre …. Mais ...comment peut-on croire si on nous parle encore, aujourd’hui, " implicitement " d’inconnus, qui cherchent, à semer le désordre et le chaos dans le pays ? Comment peut se faire raison quand on ne sait pas qui fait qui ? Avec qui et pour l’intérêt de qui ??!

 

L’incertitude nous condamne, la peur nous menace face à toute une spirale de violence qui nous frappe en plein jour : L’insécurité sévit presque partout, les prisonniers s’évadent a cause d’une " crise " au sein de l’établissement carcéral, agents et responsables, les vols et les viols se poursuivent et la police de Ben Ali nous agresse … On aurait tous pensé que cette ère était révolue, mais ce qui s'est passé ces derniers joursest venu pour tout contredire.

 

Hier, on a reproché à M. Beji le " silence du gouvernement " et " le manque d’informations " parce qu’on regrette vraiment, et jusqu’à ce moment, l'absence d'une véritable stratégie de communication qui agit au bon moment pour informer, pour réduire la grande méfiance populaire et pour minimiser le fossé entre le peuple et ses dirigeants…

Hier , et même avant , on a reproché à notre Premier ministre de nous laisser à l’écart sans rien comprendre à un moment ou la une situation devient de plus en plus ambiguë  … Il fautdrait peut être rappler que, pendant de longues années, on n'a pas seulement étouffé le peuple en le privant de tout espace de parole et de contestation mais on lui a imposé un silence qui a fini par se briser  … Aujourd'hui, on n'accepterai plus de ce silence qui risque de "casser "  la révolution en ralentissant son élan...


H.Manel
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