Publié le 03-02-2011

Dix formations politiques créent un le Front du 14 janvier

Dix formations politiques tunisiennes ont annoncé mercredi la formation d'un "Front du 14 janvier" -date du départ de Tunisie du président déchu Zine El Abidine Ben Ali - qui prône "la rupture totale" avec l'ancien régime.



Dix formations politiques créent un le Front du 14 janvier

Se voulant un courant "populaire, démocratique et progressiste", ce front, constitué de partis politiques interdits sous le régime de Ben Ali, entend, selon ses promoteurs, oeuvrer pour "la poursuite de la révolution jusqu'à la disparition des séquelles du régime déchu".
 

"La révolution de la jeunesse tunisienne a fait chuter le dictateur, mais la dictature demeure en place à travers les anciennes institutions", a lancé le chef du parti ouvrier communiste tunisien (POCT) Hamma Hammami.
 

Plusieurs fois emprisonné à l'ère Ben Ali et victimes de harcèlements incessants tout comme son épouse, l'avocate et militante des droits de l'Homme Radhia Nasraoui, le chef du POCT a notamment mis l'accent sur l'impératif de démanteler le corps de la police politique, symbole de répression et de torture, selon lui.
 

Les protagonistes appellent à la tenue d'un "congrès national pour la protection de la révolution" regroupant tous les mouvements politiques, les associations et les organisations syndicales, de jeunesse et des droits de l'Homme ainsi que les intellectuels et les personnalités indépendantes.
 

Ces assises devront abroger les lois anti-démocratiques et asseoir un "climat de liberté totale" pour les Tunisiens.
 

Ils plaident pour la mise en place d'une assemblée constituante appelée à élaborer une nouvelle Constitution qui "consacre la souveraineté du peuple et ses aspirations à la liberté, l'égalité, la justice sociale et la dignité".
 

En attendant, le "front du 14 janvier" revendique la constitution d'un "gouvernement provisoire" dépourvu des figures de l'ex-parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Ben Ali.