Publié le 21-10-2026

Naissances prématurées : une découverte scientifique ouvre une nouvelle piste de prévention

Une étude scientifique récente a mis en évidence le rôle potentiel de certains anticorps dans la survenue de naissances prématurées. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de certaines grossesses interrompues avant terme et d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de prévention.



Naissances prématurées : une découverte scientifique ouvre une nouvelle piste de prévention

Selon Reuters, l’étude, menée auprès de plus de 2 000 femmes enceintes, a montré que certains anticorps étaient présents à des niveaux plus élevés chez les femmes ayant accouché avant la 37e semaine de grossesse, par rapport à celles ayant accouché à terme.

Comment ces anticorps pourraient-ils provoquer un accouchement prématuré ?

Les chercheurs ont identifié des anticorps ciblant une protéine appelée IL-1RA, dont le rôle est de freiner l’inflammation en inhibant une molécule inflammatoire connue sous le nom d’IL-1 bêta, associée au déclenchement des contractions utérines.

Lorsque cette protéine est neutralisée, la réponse inflammatoire pourrait augmenter et favoriser le déclenchement prématuré du travail chez certaines femmes. Des expériences menées sur des souris gestantes ont également révélé une hausse des niveaux de cette molécule inflammatoire ainsi que des signes de lésions placentaires.

Un médicament existant à l’étude

Les chercheurs envisagent d’étudier le potentiel du Kineret, un médicament utilisé dans le traitement de certaines maladies inflammatoires, notamment la polyarthrite rhumatoïde. Ce traitement contient une version synthétique de la protéine qui contribue à limiter l’inflammation.

Toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer son efficacité et sa sécurité pendant la grossesse avant d’envisager son utilisation dans la prévention des naissances prématurées.

Une découverte qui ne concerne pas tous les cas

Les chercheurs soulignent que les anticorps identifiés ne sont présents que dans une proportion limitée des cas de naissance prématurée. D’autres facteurs peuvent donc intervenir dans ce phénomène.

Dirigée par Joe DeRisi, de l’Université de Californie à San Francisco, l’équipe espère que ces résultats contribueront au développement de méthodes de dépistage précoce et à l’identification de nouvelles pistes de prévention. Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Nature Immunology.



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