Publié le 02-10-2026
Kromberg & Schubert va-t-elle créer 7500 emplois à Béja ? Le ministère de l’Industrie répond
La Tunisie poursuit le renforcement de sa position dans l’industrie des composants automobiles, avec l’entrée de l’usine « Béja 2 », relevant de la société Kromberg & Schubert, dans une nouvelle phase d’expansion. Le projet, inauguré jeudi, s’accompagne d’investissements importants et d’une capacité d’emploi appelée à atteindre progressivement 7 500 travailleurs à l’horizon 2029.

Lors de la cérémonie d’inauguration, Fathi Sahlaoui, directeur général des industries manufacturières au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a souligné que le projet constitue un apport pour le tissu industriel tunisien : « L’inauguration d’une usine dans l’industrie des composants automobiles, avec une capacité d’emploi qui atteindra près de 7 500 postes sur quatre ans, représente, à vrai dire, un projet à fort contenu technologique. »
60 000 emplois avant les délais prévus
Fathi Sahlaoui a indiqué que l’expansion de Kromberg & Schubert s’inscrit dans les objectifs du Pacte de partenariat signé en 2022, qui prévoit notamment la création de 60 000 emplois, le renforcement des exportations et l’attraction de nouveaux investissements dans le secteur automobile.
Il a déclaré à ce sujet : « Parmi les objectifs fixés par le ministère de l’Industrie dans le cadre de ce pacte de partenariat figurait la création de 60 000 emplois… Aujourd’hui, grâce à l’engagement de Kromberg & Schubert, nous pouvons dire que nous avons atteint nos objectifs en termes d’emploi, un an et quelques mois avant le deadline que nous nous étions fixé. »
Selon les données présentées lors de la cérémonie d’inauguration, le nombre de travailleurs de Béja 2 passera d’environ 2 500 en 2026 à 7 500 en 2029. L’effectif cumulé des deux usines, Béja 1 et Béja 2, devrait quant à lui atteindre environ 14 700 travailleurs.
Des investissements de plusieurs centaines de millions de dinars
Le projet Béja 2 comprend un investissement de 140 millions de dinars dans les bâtiments, ainsi que 130 millions de dinars dans les équipements d’ici fin 2026. Les investissements consacrés aux équipements devraient atteindre 300 millions de dinars en 2028, selon les données présentées lors de la cérémonie.
Pour Fathi Sahlaoui, ce type de projet ne se limite pas à ses retombées sur l’entreprise elle-même, mais peut également renforcer l’attractivité de la Tunisie et contribuer au développement de son écosystème industriel. Il explique : « Un investissement comme celui-ci ne peut qu’améliorer l’attractivité de la Tunisie et renforcer l’écosystème, car un constructeur ne peut venir s’installer que si les composants dont il a besoin sont disponibles. »
30 % des emplois dédiés à l’encadrement
L’enjeu ne se limite toutefois pas au nombre d’emplois créés. Le responsable a également souligné l’importance des compétences et des diplômés universitaires dans les projets industriels à fort contenu technologique, précisant que le taux d’encadrement au sein du projet avoisine 30 %.
Il a ajouté : « Lorsque nous parlons d’un taux d’encadrement de l’ordre de 30 %, 30 % des 7 500 emplois, ce n’est pas quelque chose de facile à réaliser. Et, incha’Allah, le meilleur reste à venir. »
Vers un écosystème industriel plus compétitif
Parallèlement à l’expansion des entreprises opérant dans le secteur des composants automobiles, le ministère de l’Industrie œuvre au développement des infrastructures industrielles et technologiques, notamment à travers le projet Automotive Smart City, une zone industrielle intelligente dédiée au secteur automobile, qui s’étendra sur une superficie de 300 hectares.
Fathi Sahlaoui a précisé que les études relatives au projet sont à un stade avancé, indiquant que quatre sites sont actuellement à l’étude, conformément aux normes internationales appliquées pour attirer des investissements de ce type.
