Publié le 27-07-2026

Violence à l’hôpital : 7 jeunes médecins sur 10 agressés… l’alarme est tirée

Une situation préoccupante continue d’alerter le corps médical en Tunisie. Selon une étude menée auprès d’un échantillon de jeunes médecins en exercice, une large majorité d’entre eux affirme avoir été confrontée à des actes de violence dans les établissements hospitaliers.



Violence à l’hôpital : 7 jeunes médecins sur 10 agressés… l’alarme est tirée

 

 

Le vice-président de l’Organisation Tunisienne des Jeunes Médecins (OJTM), Dr Bahaeddine Rabai, a indiqué que les résultats de cette enquête révèlent que 70 % des jeunes médecins interrogés ont été victimes d’agressions durant leur parcours professionnel.

1 600 médecins partis à l’étranger sur une promotion de 1 900

Le responsable de l’OJTM a également évoqué l’ampleur de l’émigration médicale, précisant que la promotion de l’année 2024 a enregistré le départ de 1 600 médecins sur un total de 1 900, soit une proportion importante de jeunes praticiens ayant choisi de poursuivre leur carrière à l’étranger.

Selon la même étude, 82 % des médecins ayant subi des violences dans les hôpitaux tunisiens auraient décidé de quitter le pays, faisant de l’insécurité dans les établissements de santé un facteur supplémentaire dans la fuite des compétences médicales.

Un manque de mesures pour protéger les professionnels de santé

Dr Bahaeddine Rabai a regretté l’absence, selon lui, de mesures concrètes de la part du ministère de la Santé pour lutter contre les agressions visant les médecins et le personnel soignant.

Il a également souligné l’absence d’un cadre clair de procédures permettant aux professionnels de signaler et de gérer les actes de violence survenus dans les hôpitaux.

Une crise qui touche médecins et patients

Le représentant de l’OJTM estime que la situation actuelle pénalise aussi bien les professionnels de santé que les citoyens. Il explique que les tensions observées dans certains établissements résultent de la pression psychologique subie par les soignants ainsi que des difficultés rencontrées par les patients face aux limites du système sanitaire.

Des solutions proposées pour sécuriser les hôpitaux

Pour faire face à ce phénomène, l’OJTM appelle à la mise en place de mesures de protection, notamment l’adoption de lois spécifiques protégeant le personnel médical, la création d’un observatoire national de la violence dans les établissements de santé et l’installation de postes de sécurité permanents dans les hôpitaux.

 

 

 



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