Publié le 06-06-2026
Tunisie : près de 4 500 migrants sont retournés volontairement dans leurs pays
La stratégie tunisienne alliant approche humanitaire et sécuritaire dans la gestion de la migration irrégulière a permis, jusqu’à présent, de faciliter le retour de près de 4 500 migrants originaires d’Afrique subsaharienne vers leurs pays d’origine dans le cadre du programme de retour volontaire.

Le porte-parole de la Direction générale de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, a indiqué que ce programme est mis en œuvre en coordination avec le Croissant-Rouge tunisien, les autorités régionales et locales, notamment dans le gouvernorat de Sfax.
Un camp dédié au retour volontaire depuis juillet 2025
Selon la même source, le projet d’intervention humanitaire pour le retour volontaire a été lancé en juillet 2025 avec la création d’un camp au point kilométrique 21 dans la région d’El Amra, dans le gouvernorat de Sfax, en réponse à l’augmentation du nombre de migrants en situation irrégulière présents dans la région et dans plusieurs autres gouvernorats.
Dans un premier temps, les autorités ont facilité le retour des migrants disposant de documents de voyage. Par la suite, les efforts ont été élargis aux personnes ne possédant pas de passeport, grâce à une coordination avec les ambassades et consulats concernés afin de délivrer des laissez-passer leur permettant de rentrer dans leurs pays d’origine.
Des campagnes de sensibilisation et un intérêt croissant
Des campagnes d’information et de sensibilisation ont également été organisées en partenariat avec le Croissant-Rouge tunisien à travers tout le pays afin de faire connaître le programme de retour volontaire et ses avantages.
Cette démarche a contribué à une hausse notable du nombre de candidats au retour. Au cours de cette seule semaine, 420 migrants ont été transférés vers le camp de retour volontaire d’El Amra afin de finaliser les procédures administratives et logistiques nécessaires à leur départ.
Lutte contre la migration irrégulière
Selon Houssem Eddine Jebabli, cet engouement pour le retour volontaire s’explique également par les résultats obtenus dans la lutte contre les réseaux de migration irrégulière et les tentatives de franchissement clandestin des frontières maritimes.
La Garde nationale a renforcé sa présence sur l’ensemble du littoral tunisien et mis en place un dispositif de surveillance reposant sur trois ceintures maritimes successives, contribuant à réduire les tentatives de départ clandestin et d’infiltration par les frontières terrestres.
Une approche équilibrée entre humanité et application de la loi
Le porte-parole a souligné que le ministère de l’Intérieur poursuit une approche équilibrée conciliant le respect des droits humains et l’application de la loi, en coordination avec les différentes structures nationales et les organisations partenaires.
Cette politique vise à renforcer la sécurité et la stabilité du pays tout en préservant la dignité de toutes les personnes concernées.
