Publié le 22-04-2026

Visas, travail, retour : les nouvelles règles de la migration circulaire entre la Tunisie et la France

Une coopération renforcée autour de la migration professionnelle

Une nouvelle phase du projet THAMM+OFI vient d’être lancée dans le cadre de la coopération entre la Tunisie, la France et l’Union européenne. Financé par l’UE et supervisé par les autorités françaises de l’emploi et de la formation professionnelle, ce programme vise à structurer une migration professionnelle plus encadrée et durable.



Visas, travail, retour : les nouvelles règles de la migration circulaire entre la Tunisie et la France

Un cadre d’échanges tuniso-européen élargi
À l’occasion du Forum tuniso-européen THAMM-OFI, le directeur général de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), Didier Leschi, a détaillé les objectifs du projet, axé sur la mobilité professionnelle légale et la migration circulaire entre la Tunisie et la France.

Un partenariat historique entre la Tunisie et l’OFII
Présent en Tunisie depuis les années 1960, l’OFII accompagne plusieurs volets migratoires, notamment le regroupement familial, la migration de travail et les programmes saisonniers. En 2025, près de 5 000 travailleurs saisonniers tunisiens ont été recrutés en France, principalement dans le secteur agricole.

La Tunisie, premier pays maghrébin en visas accordés
Selon les données présentées, la Tunisie a obtenu environ 20 000 titres de séjour et 116 000 visas en 2025. Une grande partie concerne le travail (35 %) et la famille (35 %), confirmant l’importance des flux migratoires encadrés entre les deux pays.

THAMM+ : former pour mieux circuler et revenir
Le projet THAMM+ vise à former environ 2 500 personnes d’ici 2029 afin de répondre aux besoins du marché du travail en France et en Tunisie. L’objectif est de renforcer les compétences avant le départ, tout en facilitant le retour et la réinsertion professionnelle en Tunisie.

La migration circulaire comme modèle d’équilibre
Le programme repose sur le principe de migration circulaire : des travailleurs qualifiés partent pour une période déterminée en France, avant de revenir en Tunisie avec de nouvelles compétences. Le dispositif inclut également des aides au retour volontaire et des microcrédits pour soutenir l’entrepreneuriat local.

Un enjeu économique et humain partagé
Les responsables du projet soulignent la nécessité de répondre aux besoins des marchés du travail des deux pays, tout en évitant les départs non encadrés. L’objectif est de créer un équilibre où la mobilité devient un levier de développement partagé entre la Tunisie et la France.



Dans la même catégorie