Publié le 06-04-2026

6 avril 2000 : disparition du fondateur de la République tunisienne Habib Bourguiba

Habib Bourguiba, premier président de la République tunisienne, est né le 3 août 1903 dans le quartier de Tripolitaine à Monastir. Il a suivi ses études secondaires à l’Institut Sadiki et à l’Institut Carnot à Tunis, puis s’est rendu à Paris en 1924 pour étudier le droit à la Faculté de droit, dont il est diplômé en 1927 avant de retourner en Tunisie pour exercer la profession d’avocat.



6 avril 2000 : disparition du fondateur de la République tunisienne Habib Bourguiba

Engagement politique et emprisonnements

Bourguiba a fondé le Nouveau Parti Constitutionnel Libre en mars 1934. Il a été plusieurs fois arrêté et exilé en raison de son activité politique, transféré entre les prisons de Tunisie, de France et d’Italie, avant de choisir de s’exiler à Le Caire en mars 1945.

Retour et lutte pour l’indépendance

Il revient en Tunisie en septembre 1948 et se rend ensuite en France pour présenter un projet de réformes. En 1952, il déclare l’absence de confiance des Tunisiens envers la France. Après le déclenchement de la révolution armée, il est arrêté à nouveau, puis la France entame des négociations avec lui. Il revient en Tunisie le 1er juin 1955, accueilli en héros, et le 3 juin 1955, la France signe l’accord d’indépendance interne, suivi de l’indépendance totale le 20 mars 1956.

Proclamation de la République et présidence

Le 25 juillet 1957, la monarchie est abolie et la République est proclamée. Le roi Mohamed El Amine Bey est déposé et Habib Bourguiba devient le premier président de la République tunisienne.

Événements ultérieurs

Le 3 janvier 1984, la révolte du pain éclate suite à la hausse des prix du pain et est réprimée après l’intervention du gouvernement et la nomination de Zine El Abidine Ben Ali. Le 7 novembre 1987, Ben Ali prend la présidence suite à la dégradation de la santé de Bourguiba, événement connu sous le nom de coup du 7 novembre.

Dernières années et décès

Bourguiba réside à Monastir, sa ville natale, jusqu’à son décès le 6 avril 2000. Il s’est marié une première fois avec la veuve française Mathilde, divorce après 22 ans, puis une seconde fois avec Wassila Ben Ammar en 1962, une militante tunisienne qu’il a rencontrée au Caire.



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