Publié le 27-01-2026

Risque sanitaire : le virus Nipah peut-il atteindre la Tunisie ?

 Aucune menace épidémique pour la Tunisie

Le virus de Nipah ne constitue pas une menace sanitaire pour la Tunisie, a assuré le professeur en virologie Mahjoub Aouni.



Risque sanitaire : le virus Nipah peut-il atteindre la Tunisie ?

Il a formellement écarté tout risque de propagation sur le territoire national, expliquant que les conditions climatiques, environnementales et sanitaires du pays ne permettent ni l’implantation ni le développement de ce virus.

Un virus connu et géographiquement limité

Dans une déclaration accordée ce lundi à Diwan FM, l’expert a rappelé que le virus de Nipah est loin d’être récent.

Découvert pour la première fois en 1998 en Malaisie, il demeure jusqu’à aujourd’hui circonscrit à certaines régions d’Asie, notamment l’Inde, le Bangladesh, Singapour et les Philippines. 

Une maladie zoonotique à transmission restreinte Mahjoub Aouni a précisé que le virus de Nipah est une maladie zoonotique grave.

Il se transmet principalement des chauves-souris frugivores spécifiques vers les animaux, en particulier les porcs, avant de pouvoir infecter l’être humain.

Les cas humains sont généralement liés à un contact direct avec des animaux contaminés, notamment dans les grandes exploitations porcines. La transmission d’une personne à une autre reste rare et nécessite un contact étroit, ce qui limite la propagation du virus et explique le caractère localisé des foyers recensés. 

Une infection grave mais peu probable en Tunisie L’expert a toutefois souligné la dangerosité du virus en cas d’infection.

Après des symptômes initiaux semblables à ceux de la grippe, la maladie peut évoluer vers une atteinte du système nerveux central, provoquant une encéphalite potentiellement mortelle, en l’absence de vaccin ou de traitement spécifique. 

Des facteurs protecteurs pour le pays Mahjoub Aouni a conclu en rassurant que les espèces de chauves-souris présentes en Tunisie sont différentes de celles identifiées comme réservoirs du virus en Asie.

Par ailleurs, les pratiques d’élevage locales, éloignées des grandes exploitations industrielles, renforcent la sécurité sanitaire du pays face au virus de Nipah. 



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