Publié le 15-01-2014

La Finance islamique : diversité juridique et enjeux économiques en débat ce 16 et 17 janvier

Les jeudi 16 et vendredi 17 janvier 2013 aura lieu le colloque international «La finance islamique : "Diversité juridique et enjeux économiques» à l'hôtel Golden Tulip, El Mechtel, Tunis, organisé par le Laboratoire de Droit des Relations Internationales des Marchés et des Négociations (DRIMAN) en partenariat avec l'Association Tunisienne du Droit de l’Investissement et des Marchés Internationaux (ATUDIMI).



La Finance islamique : diversité juridique et enjeux économiques en débat ce 16 et 17 janvier

La finance islamique suscite aujourd’hui un intérêt croissant à travers le monde. L’ancrage initial de ce type de finance dans des pays musulmans (Egypte, Pays du Golfe, Malaisie…) ne saurait occulter le développement fort intéressant qu’il connaît en Europe, en Russie et aux Etats-Unis, développement que la crise financière de 2007 a sensiblement accéléré.

La Tunisie n’est pas restée en marge de ce mouvement. Après un accueil feutré dans les années quatre vingt, la finance islamique connaît depuis quelque temps un regain d’intérêt qu’illustre la récurrence de la référence faite à ce système dans le discours politique et  l’attraction, de plus en plus perceptible, qu’il exerce dans les secteurs bancaire et financier ainsi que celui des assurances. Ces élans de faveur sont relayés sur le terrain législatif par l’adoption de certaines dispositions légales, déjà entrées en vigueur et la préparation d’un certain nombre de projets inhérents à la matière.

C’est dire l’intérêt de cette manifestation scientifique qui se propose de mener une réflexion évaluative et prospective de cette donne financière qui coexiste avec le système conventionnel. Focalisant sur les aspects techniques et juridiques de la finance islamique, cette réflexion permettra d’évoquer l’opportunité de recourir à ce genre de finance, de discuter des cadres normatifs et institutionnels appelés à prendre en charge la spécificité de ce modèle et de voir les adaptations nécessaires des modes de règlement des litiges face aux exigences particulières de la finance islamique.

L’appel aux diverses expériences étrangères permettra dans ce contexte d’éclairer et d’enrichir cette discussion. Nous pourrons compter sur la présence de M. Abdulbari Mashall (Directeur général de RAQABA pour les conseillers financiers islamiques à Dubaï), M. Abdessatar Khouildi (Secrétaire Général du Centre International Islamique d’Arbitrage et de Réconciliation l’IICRA), M. Moncef Cheikhrouhou (Professeur en Finance internationale, HEC à Paris), Mme. Zoulikha Ben Abdallah (Chargée de mission BANQUE DE DEVELOPPEMENT" et intervenante au diplôme Principes et Pratiques de la finance islamique, Paris) ou encore M. Georges Affaki (Responsable Financements structurés, CIB Legal- BNP Paribas et Professeur associé à l’Université Panthéon-Assas Paris II).

La confrontation des différents modèles de finance islamique ne manquera pas, pour sa part, de révéler les problèmes auxquels est confronté ce type de finance et de scruter les perspectives de son évolution.


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