Publié le 24-09-2021

Tunisie-officiel : Nouvelles mesures…l’UGTT mécontent

L’UGTT a dévoilé ce vendredi 24 septembre sa position officielle quant aux dernières mesures prises par le président de la République Kais Saied publiées dans le JORT.



 Tunisie-officiel : Nouvelles mesures…l’UGTT mécontent

 « Le décret-présidentiel n’o 117 émis avant-hier mercredi par Kaïs Saïed, constitue un début de clarification de la feuille de route en ces circonstances critiques dans le pays ».

L’UGTT déplore que ledit décret ne détermine pas la durée de l’état exceptionnel annoncé le 25 juillet, rejetant que « ces dispositions exceptionnelles se poursuivent et s’éternisent ».

L’influente organisation réitère, son appel à « la formation d’un gouvernement doté des pleins pouvoirs, en capacité de faire face à une situation compliquée que la situation exceptionnelle a rendue encore plus inextricable ».

« Un gouvernement qui consacre la continuité de l’Etat en matière de mise en exécution de ses engagements, et conventions avec les partenaires sociaux ».

Le Bureau exécutif met en garde, également, contre « la concentration des pouvoirs entre les mains du président de la république, en l’absence de structures constitutionnelles régulatrices », considérant la constitution comme « un point de départ et un référentiel fondamental, en attendant un référendum sur son amendement, devant être le résultat d’un large dialogue ».

L’organisation appelle « à ne pas limiter les réformes aux formalités, et à la refonte du régime politique et électoral seulement, mais devra toucher tous les dispositifs qui se sont usés et ont été détruits, d’une manière méthodique, tout au long de décennies ».

« L’amendement de la constitution et du code électoral est une affaire intéressant l’ensemble des composantes de la société », souligne-t-elle, récusant que « le chef de l’Etat accapare l’amendement, ce qui constitue un danger pour la démocratie ».

« Il n’y a pas de solution pour la sortie de la crise actuelle, sauf la concertation, la démarche participative et le dialogue, sur la base des principes nationaux, et de la souveraineté de la Tunisie », recommande-t-elle.

L’organisation « s’étonne de l’absence de prémisses ou de mesures claires en vue de mettre fin à l’impunité dans les crimes de corruption, de terrorisme, d’enrôlement, et du fait que le rapport de la Cour des comptes ne soit pas activé au sujet des crimes électoraux, ainsi que le rapport de l’inspection générale du ministère de la Justice, sur les violations en matière de justice et d’affaires de terrorisme ».