La Tunisie est un pays insécurisé : constat du FTDES

Face à la continuité de la série de crimes et violences policières contre les citoyens et citoyennes, un jeune homme du quartier de la Jayara est décédé mardi 8 juin dans des circonstances suspectes après avoir été interpellé par des agents de sécurité.



La Tunisie est un pays insécurisé : constat du FTDES

L'opinion publique a également été choquée avec des scènes d’un individu traîné par terre et à qui on a donné des coups de pied à un enfant dans la région de Sigoumi.

Il est à noter que ces pratiques ne sont pas nouvelles, ni des rébellions individuelles, mais s'ajoutent plutôt à une longue liste de crimes commis pendant la détention ou dans les centres, dont la plupart ont abouti à la responsabilisation des victimes.

La complicité officielle et institutionnelle qui a accompagné ces crimes a renforcé l'impunité et encouragé de nouvelles violations.

Ce qui est plus dangereux, c'est le discours de justification de la violence, de la répression et de la torture en stigmatisant les victimes malades, toxicomanes ou autres, que les forces de sécurité et leurs syndicats notoires présentent pour justifier leurs violations.

Le Forum tunisien des droits économiques, au vu de la baisse significative de l'accès aux droits à tous les niveaux, de l'aggravation de la crise économique, sociale et politique, et de la poursuite du contrôle des forces de corruption, d'influence, des lobbies monétaires et politiques dans divers axes sécuritaire, judiciaire et médiatique, qui rejettent tout changement réel de l'État, de ses capacités et de ses institutions, :

• Appelle à ne pas normaliser l'impunité, la corruption et les violations, à pouvoir exprimer sous toutes les formes civiles le rejet et l'indignation face à l’oubli des attentes des Tunisiens et Tunisiennes en matière de liberté, de dignité, de dignité et de dignité...


• Détient la responsabilité des forces politiques et des institutions de la Présidence de la République, de la Présidence du Gouvernement, de la Présidence du Parlement et de la Ceinture politique du Gouvernement, qui ont fermé les yeux sur les atteintes à la sécurité, notamment lors des récents événements de janvier dans le contexte de la lutte politique en cours pour gagner l'establishment sécuritaire.