Publié le 02-07-2013

Human Rights Watch : Le président Hollande devrait aborder la question des droits humains

Le président de la République française François Hollande devrait aborder des questions essentielles en matière de droits humains lors de ses rencontres avec les officiels tunisiens les 4 et 5 juillet 2013, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.



Human Rights Watch : Le président Hollande devrait aborder la question des droits humains

C’est la première visite d’un président français en Tunisie depuis celle que Nicolas Sarkozy avait rendue au président Zine El Abidine Ben Ali en 2008, trois ans avant que celui-ci n’ait été chassé du pouvoir.


Parmi les principaux sujets d’inquiétude, figurent les mises en examen (voire dans certains cas les peines de prison) de personnes ayant exprimé leur opinion de façon non violente. Bien que la liberté d’expression se soit considérablement développée en Tunisie depuis la chute de Ben Ali, les autorités utilisent des lois répressives pour poursuivre des formes d’expression jugées répréhensibles, a déclaré Human Rights Watch.


« Dans cette ère nouvelle pour la Tunisie, personne ne devrait être poursuivi pour avoir exprimé son désaccord avec l’opinion dominante sur le plan politique, religieux ou culturel », a déclaré EricGoldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Le président Hollande devrait user de l’influence de la France, comme partenaire économique clé et comme allié stratégique, pour faire pression sur la Tunisie pour qu’elle protège la liberté d’expression. »
 


« Le président Hollande devrait être aux côtés des Tunisiens qui soutiennent la liberté d’expression », a conclu Eric Goldstein. « Il doit dénoncer l’emprisonnement de Tunisiens ayant tenu des propos non violents, ainsi que des lois répressives qui le permettent ».


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