Publié le 28-07-2020

Difficultés financières au CPG à cause d’une production du phosphate encore bloquée

La livraison du phosphate commercial aux clients de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) est toujours en arrêt, “ce qui fait que ses ventes et ses recettes financières sont aussi en arrêt”, selon un responsable au sein de la CPG cité par la TAP lundi 27 juillet.



Difficultés financières au CPG à cause d’une production du phosphate encore bloquée

C’est à cause des mouvements de protestation observés au niveau des circuits du transport du phosphate que la livraison aux principaux clients de la compagnie, à savoir le Groupe Chimique Tunisien (GCT) et la société tuniso-indienne d’engrais, s’est arrêtée, a-t-il développé.

A cet effet, le responsable met en garde contre les répercussions de l’arrêt de la commercialisation du phosphate qui ne pourrait générer que plus de difficultés financières et de manque de liquidité pour gérer les dépenses quotidiennes de la compagnie.

Ces dépenses sont estimées, selon la même source, à 25 millions de dinars/mois sans compter les frais de maintenance des appareils et les autres programmes d’investissement de la CPG.

Depuis plus de 3 mois, des jeunes de la délégation d’El Ksar à Gafsa, observent un sit-in au niveau des lignes ferroviaires de Gafsa, qui permettaient le transport du phosphate vers les usines de production des engrais chimiques à Gabès et à Skhira.

D’autres mouvements de protestation sont observés au niveau des routes bloquant ainsi le transport terrestre des phosphates par les camions.

La société doit charger environ 16 tonnes/jour de phosphate dans les conditions normales vers ses clients, indique une source de la CPG. Dans les situations exceptionnelles, 12 tonnes/jour, c’est la quantité nécessaire à charger pour assurer les activités des usines du GCT et de la société tuniso-indienne d’engrais “TUNISIAN INDIAN FERTILIZER” (TIFERT) et éviter l’arrêt de l’activité.


TAP