Publié le 30-06-2020

La Tunisie a de fortes chances de remporter un siège à la Cour pénale internationale

L’élection des magistrats de la Cour pénale internationale (CPI) aura bien lieu, en décembre 2020, au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, malgré la crise sanitaire provoquée par le nouveau coronavirus.
 



La Tunisie a de fortes chances de remporter un siège à la Cour pénale internationale

Pour la première fois, la Tunisie est en lice pour obtenir un siège à cette juridiction. Durée du mandat, neuf ans non reconductibles. Elle sera officiellement représentée par le juriste Haykel Ben Mahfoudh, professeur de droit international public.

Fort d’une riche expérience professionnelle dans de nombreux pays en matière de droit communautaire et Relations Maghreb-Europe, le candidat Ben Mahfoudh, né en 1971 à Tunis, affiche un optimiste prudent face à une rude concurrence. Son dossier répond à tous les critères exigés par la Cour, assure-t-il.

Ben Mahfoudh a, à son actif, une expérience de 12 ans dans le secteur de la réforme de la sécurité et d’une connaissance de la problématique de sécurité notamment sur la Tunisie, l’Algérie, la Jordanie, le Maroc, le Liban et Malte.

« Seul pays touché par les « printemps arabes » à poursuivre un processus démocratique et à réaliser un bilan très positif malgré des manquements, la Tunisie a aujourd’hui des fortes chances de remporter un siège à la Cour pénale internationale (CPI) « , a affirmé le juriste dans un entretien avec la TAP.

Pour le prochain mandat du conseil de la CPI (2020-2029), il sera procédé au renouvellement de six magistrats seulement alors que la Cour se compose de dix-huit juges.

Ben Mahfoudh a indiqué avoir déposé en février dernier son dossier de candidature à la Haye où siège la CPI.

Depuis, une campagne pour ces élections a été entamée aussi bien à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, misant particulièrement sur la jeune démocratie tunisienne.

« La Tunisie est bien perçue à l’étranger. Il y a aujourd’hui une société civile post-révolutionnaire, des contre-pouvoirs, des institutions, un parlement élu démocratiquement, une nouvelle génération de jeunes qui font de la politique et des espaces de protestation qui ont fleuri « , a-t-il argumenté.

Le candidat ambitieux, s’est montré très rassurant face aux enjeux qui se posent, formant le vœu d’intégrer la CPI qui incarne, selon lui, l’engagement collectif à lutter contre l’impunité.

TAP