La justice transitionnelle soutenue par la société civile

Plus de 40 organisations et associations de la société civile ont réaffirmé vendredi le besoin impérieux de soutenir la justice transitionnelle.



La justice transitionnelle soutenue par la société civile

Dans un communiqué conjoint publié à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, le 26 juin 2020, les signataires précisent que rendre justice aux victimes, c’est rendre justice au peuple tunisien et à son histoire, car on ne construit pas l’avenir d’un pays sur l’oubli et l’impunité.

Ils estiment, en outre, que reconnaitre les torts, établir les responsabilités, réparer les victimes sont indispensables pour obtenir la réconciliation.

” Comprendre les violations du passé afin de prendre des mesures qui garantissent leur non-répétition et pouvoir tourner la page pour en ouvrir une nouvelle où est inscrit : Plus jamais ça ! “, lit-on de même source.

Par ailleurs, les organisations de la société civile signataires se félicitent pour la publication du rapport de l’Instance Vérité et Dignité au Journal Officiel de la République Tunisienne et pour la succession des audiences devant les chambres spécialisées. ” La vérité se dévoile progressivement au fil des témoignages des victimes, témoins et parfois accusés “, souligne le communiqué.

En revanche, les obstacles procéduraux et politiques entravant les procès sont toujours de taille, estiment les signataires expliquant qu’à ce jour, aucun jugement n’a encore été rendu.

A l’image de la justice transitionnelle, le bilan du phénomène tortionnaire dans la Tunisie d’aujourd’hui est aussi en demi-teinte.

La violence institutionnelle persiste et continue de bénéficier d’une solide impunité témoignant de l’absence d’une véritable volonté politique pour poursuivre les crimes de torture et les mauvais traitements, ajoute le communiqué signé par 45 organisations et associations.

Parmi les signataires, La Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux, l’Organisation Contre la Torture en Tunisie, l’association des magistrats tunisiens, l’association tunisienne pour les nations unies, avocats sans frontières, l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles, le Réseau tunisien pour la justice transitionnelle, l’Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement et autres.


TAP