Publié le 18-06-2020

Il n'y a pas de saison culturelle cet été…

Au regard des mesures annoncées par les autorités relatives aux spectacles et festivals 2020, le Groupement Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien, annonce qu'il n'est désormais plus possible de parler d'une saison culturelle et artistique pour cette année, secteur public et privé confondu.



Il n'y a pas de saison culturelle cet été…

Les délais impartis, les procédures et réglementations édictées, les restrictions relatives à l’accueil du public, l’obligation d’effectuer le test PCR, le manque de coordination entre les différentes autorités centrales et régionales, ainsi que l’obligation de procéder à de nombreuses autres mesures qui engagent la responsabilité des organisateurs (conditions d’accueil, capacité, conditions de transport et de résidence...), constituent un frein à toute reprise d’activité, et entravent toute initiative d’offrir au public une saison culturelle, même modeste.
 
Ces mesures et restrictions que nous jugeons excessives et dissuasives risquent de décourager les tunisiens résidents à l’étranger et les touristes potentiels, qui constituent une partie non négligeable du public des festivals et évènements estivaux. Les conditions d’accès au territoire national auxquelles ils sont soumis, sont jugées suffisamment décourageantes et ont conduit de nombreuses annulations depuis leur annonce.
 
Dans ce contexte, les plus chanceux des festivals continueront d’annoncer leur report à 2021 si bien entendu les conditions le permettront, alors que d’autres ne seront plus en mesure de garantir leur continuité et seront placés devant l’obligation de disparaître.
 
Le GPTE est solidaire avec l’ensemble du secteur touristique, événementiel et culturel et appelle le gouvernement à éviter les demi-mesures et les solutions inadaptées et irréalisables, car elles n'empêcheront plus les opérateurs de mettre fermer leur entreprise.
 
Le GPTE espère que le gouvernement tiendra compte des contraintes du secteur et prendra les mesures réalistes qui s’imposent, tout en veillant à la santé et à la sécurité tant du public que des professionnels, et prie les autorités de bien vouloir prendre les mesures urgentes à même de régulariser les dettes des festivals, et dans l’attente de la reprise normale des activités culturelles et artistiques, d’engager les réformes attendues par le secteur ainsi que la révision des lois obsolètes et des procédures décourageantes.
 
Le Groupement Professionnel du Tourisme Événementiel