Publié le 30-05-2020

Facebook chante ''Bella Ciao'' pour Bendir man, Mekki et d'autres

Pendant la nuit du 29 au 30 mai 2020, plusieurs comptes Facebook ont été supprimés dans une grande opération de nettoyage menée par la compagnie américaine.



Facebook chante ''Bella Ciao'' pour Bendir man, Mekki et d'autres

On ne parle pas de ‘’ Rania Ranou ‘’ ou ‘’ Douça Dadouchka ’’ ou autres comptes fakes qui ont été supprimés. Il s’agit plutôt des leaders d’opinion tunisiens tels que Haythem El Mekki et Bendir Man.

 

Sur sa page Twitter, Haythem El Mekki a fait savoir que plein de comptes tunisiens ont été fermés par Facebook.

Il a jouté :

‘’ Pas seulement des "influenceurs". On connaît déjà les suspensions suite à des signalisations massives, mais ça ne se passe pas comme ça d'habitude.Là on parle d'inéligibilité et de décision finale".

Des articles partagés çà et là essayent d’analyser la situation. Certains évoquent la date de la prochaine élection présidentielle aux États-Unis qui approche. Selon ces sources, les plateformes en ligne se préparent à gérer la vague de contenus de désinformation et d’interférences étrangères qui pourraient arriver, comme ce fut le cas en 2016.

Dans un billet de blog publié cette semaine, Facebook annonce une nouvelle mesure visant à limiter la portée des publications jugées '' inauthentiques '' : la vérification de l’identité pour certains comptes.

‘’ En 2018, nous avons commencé à vérifier l’identité des personnes gérant des pages avec un large public, et maintenant nous étendons la vérification d’identité à certains profils avec un large public aux États-Unis. À l’avenir, nous vérifierons l’identité des personnes qui ont un comportement inauthentique sur Facebook et dont les publications commencent à devenir rapidement virales aux Etats-Unis’’, a annoncé le numéro un des réseaux sociaux.

L’objectif semble de limiter la propagation des contenus qui sont diffusés par les faux comptes qui échappent au dispositif déjà mis en place par Facebook pour détecter ces comptes inauthentiques.

Reste à savoir si les influenceurs tunisiens ont négligé les mesures de vérifications mises en place par Facebook.