Publié le 21-04-2020

Comment les tunisiens vivent-ils le confinement ?

Pandémie, Confinement général, cafés et bars fermés… Mais que font les Tunisiens pendant ce temps ?



Comment les tunisiens vivent-ils le confinement ?

La réponse s’avère simple : tout le monde est sur Facebook. Or, le fameux site de Mark Zuckerberg n’est plus le même, du moins en Tunisie.

Sur le fil d’actualité on voit des informations, des analyses et beaucoup beaucoup d’ironie, surtout par rapport à l’actualité. Puis, l’énergie et la capacité tunisienne à produire des vannes s'est concentrées dans des communautés conçues exclusivement pour cette période de crise.

Dès les premiers jours du confinement, un groupe a été créé ‘’Ched Darek’’. C’est là, ou les Tunisiens échangent leurs expériences de confinement : fricassé, Youyou et Konafa. Les mecs tunisiens sont devenus des vrais cordons bleus.

Faute de salons de coiffure, ce sont les femmes qui s’occupent, désormais, des cheveux de leurs maris. Ciseaux, brosse, tondeuse et le tour est joué. Les résultats ne sont pas top, mais les femmes publient les photos avec beaucoup de fierté, les maris aussi.

Une fois le confinement est prolongé, d’autres groupes Facebook ont vu le jour :

Il y a déjà le groupe ‘’ A3lech 9assitouha ?’’, en français, pourquoi vous avez rompu ?. C’est là où les jeunes basculent des anciennes histoires amoureuses. Il y a des histoires tristes, d'autres plutôt bizarres et marrantes à la fois.

Dans le même contexte, un autre groupe a été créé : ‘’Pourquoi tu l’aimes ?’’. Ces plutôt des hommes tunisiens qui évoquent leurs histoires amoureuses actuelles. Beaucoup d’humour et un tout petit peu de romance, le groupe reflète parfaitement les personnalités des Tunisiens.

Un autre groupe s’est ajouté récemment à la liste, ‘’Confinement -18’’. Comme son nom l’indique, le groupe comporte des publications osées. Bien que ces publications ne sont autres que des frivolités et vannes sur la vie sexuelle... à la tunisienne, on peut déduire que les jeunes ont brisé beaucoup de barrières entre eux. La notion du tabou a presque disparu chez les jeunes.