Publié le 29-03-2020

Le maire de la Marsa appelle à mettre en place des mécanismes juridiques répressifs

Le maire de la Marsa (banlieue nord de Tunis), Moez Bouraoui, a appelé, dimanche, à mettre en place des mécanismes juridiques rigoureux et répressifs qui seront appliqués en cas de violation des règles du confinement total, expliquant que « l’absence de ces mécanismes fait qu’un grand nombre d’habitants de la ville ne respectent pas ces mesures ».



Le maire de la Marsa appelle à mettre en place des mécanismes juridiques répressifs

Les habitants de la Marsa, notamment ceux qui résident dans les quartiers populaires, tels que Cité Erriadh, Jebel Khaoui, Bhar Lazrag, Cité Al-Khalil et, relativement, Cité Ennasr, ne respectent pas le confinement total décrété par le président de la République, Kais Saied, le 20 mars dernier, a-t-il affirmé.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Bouraoui a indiqué que le nombre de cas confirmés de contamination par le Coronavirus dans la ville de la Marsa s’élève, à ce jour, à 12, précisant que tous ces cas sont importés et que les personnes atteintes par le Covid-19 subissent un confinement total à leur domicile. Aucun cas n’a été enregistré dans les hôpitaux, a-t-il ajouté.

La municipalité de la Marsa œuvre, en collaboration avec des composantes de la société civile, la police environnementale et le district de la Marsa, à mettre en application le confinement total, a-t-il encore indiqué.

Sur un autre plan, le maire de la Marsa a fait savoir que plusieurs entreprises installées dans la ville ainsi que des habitants de la Marsa ont répondu à la demande de la municipalité de soutenir et venir en aide aux catégories démunies et aux familles à faible revenu.

Une cellule a été aussi mise en place pour aider des subsahariens résidants dans la région, en collaboration avec l’association Bey Al-Houma, a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé avait classé, la semaine dernière, la Marsa comme étant un foyer du Coronavirus.

TAP