Publié le 17-02-2020

Suite à un incendie sans grands dégâts, Tarak Ben Ammar : les studios Empire sont opérationnels

 

Suite à la nouvelle de l’incendie qui s’est déclaré le 8 février dernier, dans l’un des plateaux fermés des studios Empire à Hammamet de Tarak Ben Ammar, Tuniscope l’a contacté pour avoir les détails des faits. Ce fut l’occasion également pour qu’il nous parle de ses projets futurs.



Suite à un incendie sans grands dégâts, Tarak Ben Ammar : les studios Empire sont opérationnels

 

Tuniscope : Nous avons appris qu’il y a eu un incendie dans les studios Empire à Hammamet, vous pouvez nous en apprendre plus?


Tarak Ben Ammar a commencé par nous rassurer quant à l’incendie en déclarant :  «Le feu s’est déclaré à cause d’un court-circuit, mais fût vite maitrisé sans faire de dégâts notables. C’est déjà arrivé en 2010 quand on tournait l’Or Noir .En préparation, un plateau avait tout brûlé et on a tout reconstruit parce qu’on était assuré. La bonne nouvelle, c’est que les décors, les costumes, les rouages, les accessoires et les équipements n’ont pas été touchés. Tout le côté spectaculaire de la ville qui a été construit est pour l’or noir et pour la dernière série de MBC, Kingdom of Fire n’a pas été touché. Par ailleurs, on n’était pas en train de tourner dans ce studio, on était en train de préparer un tournage pour le mois de septembre, alors pas de démobilisation. En fait, c’était un petit incendie comme ça arrive souvent dans les studios de tournage. Ce qui a été brûlé se reconstruit facilement en deux mois, c’est du préfabriqué. »

Tuniscope : Les studios Empire ne sont pas les seuls que vous possédez, mais quelle sont les projets pour vos autres studios ?

TBA : il y a les studios de Ben Arous qui ont connu le tournage de plusieurs films dont Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, Baarìa de Giuseppe Tornatore et Ce que le jour doit à la nuit d’Alexandre Arcady ainsi que d’autres films, séries, séquences de films et spots publicitaires.

Nous sommes ravis d’annoncer que nous avons deux années à venir pleines d’événements. Les producteurs de Kingdom of Fire, Genomedia, un groupe privé d’Abu Dhabi, préparent deux autres grandes séries. Moi de mon côté, il y deux grands films que j’amène en Tunisie dont je ne peux pas parler pour l’instant. Je peux juste vous informer que ce sont deux productions importantes, l’une avec un réalisateur tunisien et l’autre avec un réalisateur américain.

Tuniscope : Que représente l’activité des Studios de Ben Ammar en quelques chiffres ?

TBA : Pour la petite histoire, j’avais construit les studios Carthago en 1975. Depuis il y a eu entre 50 et 60 oeuvres produites, coproduites ou amenées, entre films et séries. Les dépenses en devises étrangères qui ont été faites par les productions en Tunisie équivalent les 700 millions de dollars. On a toujours créé des emplois, notamment pour les jeunes diplômés des beaux-arts, mais nous avons aussi engagé des plâtriers, des menuisiers, des charpentiers et tous les corps des métiers du Tourisme. Il y a eu aussi d’autres artisans à qui on a fait appel, tels que les mosaïstes, les décorateurs. Et la Tunisie compte justement parmi les meilleurs artisans, leur savoir-faire et leurs talents sont reconnus partout dans le monde. Il y a eu entre 1 million et 1,2 million de journées de travail créés par l’activité des studios. Pour conclure on peut dire que la richesse de la Tunisie c’est son capital humain.

  


Ines Ayed