Publié le 15-02-2020

Libye: un centre pour réfugiés devient la cible de bombardements

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) pense fermer «la semaine prochaine» un centre de transit à Tripoli devenu une «cible» dans «le pire pays au monde» pour les demandeurs d'asile, a annoncé vendredi à l'AFP une responsable du HCR en Libye.



Libye: un centre pour réfugiés devient la cible de bombardements

L'organe onusien avait décidé fin janvier de suspendre ses opérations dans ce Centre de rassemblement et de départ (GDF) lorsqu'il a constaté qu'un terrain d'entraînement militaire avait été bâti à l'extérieur de la structure, dans la capitale de ce pays plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Depuis le franchissement de cette «ligne rouge», le HCR évacue les personnes les plus vulnérables de ce site qui relève de la juridiction du ministère libyen de l'Intérieur et il ne restait vendredi plus que 119 personnes dans le centre «dont on anticipe qu'il fermera la semaine prochaine», a indiqué Caroline Gluck, de passage à Paris.

«C'était juste intenable de garder les choses comme elles étaient, parce qu'il (le centre) devenait une cible», a-t-elle poursuivi.

Les réfugiés en attente d'évacuation vers l'étranger qui y sont hébergés se voient proposer une aide financière de 450 à 1100 dinars libyens (293 à 718 euros) selon leur situation familiale dans le cadre d'une sortie du site, près duquel un bombardement aérien a tué au moins 53 migrants en juillet 2019.


AFP