Publié le 14-02-2020

Secteur privé, l'UGTT se dit prête à entrer dans un nouveau round de négociations sociales

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) affirme son entière disposition à entamer un nouveau round de négociations sociales dans le secteur privé pour le compte de l’année 2020, lesquelles démarreront en mars prochain.



Secteur privé, l'UGTT se dit prête à entrer dans un nouveau round de négociations sociales

Le secrétaire général adjoint chargé du secteur privé à l’UGTT, Mohamed Ali Boughdiri, a déclaré lors du séminaire national sur les négociations sociales dans le secteur privé pour l’année 2020, organisé vendredi 14 février, que l’UGTT a identifié des équipes composées de 6 négociateurs, pour chaque accord conjoint pour négocier avec son partenaire social, notant que les négociations se dérouleront par secteur, contrairement aux années précédentes au cours desquelles les concertations ont été menées de manière centralisée et concernaient tous les secteurs à la fois.

Il a révélé à cet effet que le syndicat avait soumis aux ministères des Affaires sociales et à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), avant la période fixée (30 septembre 2019), une série de propositions pour réviser les accords conjoints sur les aspects financiers et réglementaires, notant que la centrale syndicale est liée à l’UTICA, avec 44 accords conjoints et à d’autres partenaires sociaux dans d’autres secteurs, dont les banques, les institutions financières et les hôtels, avec 10 autres accords.

Boughdiri a souligné la nécessité de réviser l’aspect organisationnel, en vue d’éliminer les dispositions “injustes qui pénalisent les travailleurs dans le secteur privé”, selon ses propos. Il a noté que la mise à disposition de conditions de travail adéquates dans le secteur privé, renforce la capacité des institutions à augmenter la production et la croissance.

Le responsable syndical a à cet égard, formulé l’espoir à ce que le nouveau round de négociations permettrait d’amélioration les conditions de travail du secteur privé, affirmant que la logique du partage des sacrifices ne peut être appliquée aux seuls travailleurs, à la lumière de la détérioration de leur pouvoir d’achat.

Ont assisté à ce séminaire, Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT et le secrétaire général adjoint en charge des finances et de l’administration, ainsi que les secrétaires généraux des unions régionales de la Centrale syndicale et les membres du groupement du secteur privé de l’UGTT.

TAP