Publié le 07-01-2020

La graisse abdominale empâte aussi la flexibilité mentale

De nombreuses études ont maintenant fait le lien entre la pratique de l’exercice et la santé cognitive. Cette recherche de l’Université de l’Iowa documente une nouvelle relation entre la graisse abdominale et la flexibilité mentale -ou la capacité de réflexion. En cause, selon ces travaux présentés dans la revue Brain, Behavior, and Immunity, des changements dans le système immunitaire.



La graisse abdominale empâte aussi la flexibilité mentale

Auriel Willette, professeur de sciences de la nutrition et son équipe suggèrent ainsi que certaines cellules immunitaires, différentes chez les femmes et chez les hommes, pourraient expliquer la relation entre la composition corporelle et l’évolution de la cognition.

Avec le vieillissement, la masse musculaire diminue et la graisse corporelle augmente.

L'âge « chronologique » ne semble pas être un facteur de réduction de flexibilité cognitive. En revanche l'âge biologique, généralement corrélé à la quantité de graisse est un facteur certain de santé et de performance cognitive. Les chercheurs rappellent qu’il est important, à l’âge mûr, de lutter contre cette accumulation de graisse par la mise en œuvre de routines d'exercice qui permettent de maintenir la masse musculaire. En particulier l'entraînement en résistance est décrit comme essentiel pour les femmes d'âge mûr, qui ont naturellement tendance à perdre plus de masse musculaire que les hommes.

Des changements dans l'activité du système immunitaire contribuent à expliquer les liens entre « l'intelligence » et les masses grasse et musculaire. De précédentes études ont montré que chez les personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé, l’activité du système immunitaire est plus élevée dans le sang, ce qui active aussi le système immunitaire dans le cerveau et peut entraîner des problèmes de cognition.

Enfin, si l’étude confirme et contribue à expliquer le lien entre graisse abdominale et baisse des capacités cognitives, elle ne va pas jusqu’à suggérer, avec l'embonpoint, un risque accru de maladie d'Alzheimer. Cependant, il serait intéressant, écrivent les chercheurs, de mener d’autres études sur ce lien entre masse grasse et démence.

En bref, pratiquer l’exercice et manger sainement permet bien évidemment de préserver aussi sa santé cérébrale.


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