Nouvelles conventions de partenariat avec des organisations de la société civile

16 OSC financées pour leurs initiatives destinées à appuyer la mise en œuvre de l’approche de la police de proximité 



Nouvelles conventions de partenariat avec des organisations de la société civile

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a organisé avec l’appui du Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL), une cérémonie de signature de conventions de partenariat avec 16 OSC sélectionnées à l’issue d’un appel à propositions du projet d’appui à la réforme du secteur de la sécurité mis en œuvre en coopération entre le Ministère de l’Intérieur et le PNUD.
La cérémonie a été inaugurée par Alissar Chaker, la représentante résidente adjointe du PNUD en présence de Bill McCormack, le représentant du bureau INL Tunisie marquant la signature des accords de partenariat entre le PNUD et les représentant(e)s des 16 OSC. L’objectif est de soutenir les initiatives associatives et sociales destinées à promouvoir la mise en œuvre de l’approche de la police de proximité.
Saluant l’apport associatif dans le développement des initiatives à destination du développement local, de la résilience communautaire et de la cohésion sociale, la représentante du PNUD a surtout rappelé dans son discours : 
« la compatibilité quasi-totale entre l’approche de la police de proximité et les objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015 par le Système des Nations Unies et notamment l’ODD 16 visant fondamentalement à promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, à assurer l’accès de tous à la justice et à mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous. »
De son côté, le représentant du bureau INL en Tunisie a exprimé son enthousiasme à l’égard du progrès accompli dans le cadre de l’implantation de la police de proximité soulignant l’importante contribution escomptée de la part des associations au titre de cette convention et renouvelant le soutien du bureau INL pour ce projet.
 
La rencontre fut par la suite l’opportunité de passer en revue les projets des 16 organisations non gouvernementales au titre desquels elles ont été sélectionnées pour mettre en œuvre des initiatives sociales à destination des acteurs de la société civile visant à : 
 
1.Promouvoir et assurer une plus grande appropriation citoyenne de la police de proximité ; 
2.Opérationnaliser les démarches de concertation et de participation au sein des comités locaux de sécurité visant le redressement de leurs diagnostics locaux de sécurité ; 
3.Constituer des espaces de dialogue, d’échanges et de débats permettant d’établir puis d’exécuter des diagnostics territorialisés des priorités de prévention de la violence basée sur le genre ; 
4.Développer des approches préventives impliquant les citoyen(ne)s dans l’amélioration de la sécurité et la qualité de vie au niveau local. 
 
Ces nouveaux partenaires locaux œuvreront au titre de leurs accords avec le PNUD en coordination avec les comités locaux de sécurité mis en place à partir de 2014 dans le cadre de l’implantation de la police de proximité dans des régions ciblées, à savoir : La Marsa Ouest, Sidi Hassine El Attar, Naassen, Manaret Hammamet, Fernena, Sakiet Ezzit, Khezama, Bizerte Sud, Sidi Ali Ben Aoun, Ben Guerdane, Medenine Nord, Medenine Sud, Sidi Makhlouf, Zarzis, Djerba Houmet Essouk Beni Khedech.
Il convient de noter que depuis 2011, la Tunisie s’est engagée dans un processus global de réforme du secteur de sécurité, en partenariat avec le PNUD en vue de restaurer la confiance entre les forces de sécurité intérieure et les citoyen(ne). Un des piliers phares de cette réforme, demeure l’approche de la police de proximité progressivement mise en œuvre par le Ministère de l’Intérieur jusqu’à présent dans 18 régions de la République. 
Ce modèle sécuritaire à caractère communautaire, prône déjà une portée préventive avec une appréhension prononcée tout particulièrement pour l’inclusivité, notamment grâce aux mécanismes participatifs que confèrent les comités locaux de sécurité appelés aussi CLS. 
Bien qu’ils opèrent encore en tant que structure informelle, ces comités forment de véritables espaces participatifs pour la concertation des acteurs locaux impliqués dans la prévention de la violence et du crime. De pareils comités, ont mis en œuvre de nombreuses initiatives sociales et préventives ayant un impact parfois très percutant et inattendu. Ils puisent leur fondement de la structure inouïe qu’ils incarnent et à travers laquelle sont regroupés pour la première fois ensemble et surtout autour d’une cause commune, à la fois des représentant(e)s des autorités publiques locales, de la délégation, de la municipalité, des membres des forces de sécurité, et des OSC. 
Leur mission première demeure l’appui aux autorités et aux FSI dans le maintien de la paix locale et le renforcement de la résilience communautaire. Leur savoir-faire bien que peu conventionnel repose surtout dans leur manière d’opérer et de concerter des réponses plus efficaces et inclusives aux crises auxquelles leurs localités respectives sont confrontées notamment les crises sanitaires. Ils opèrent alors en tant que mécanismes participatifs locaux, ouverts à toutes et tous et demeurent surtout à pied d’œuvre et à l’affût des initiatives associatives. 
Une pareille structure CLS, historique et aux aspects multiples est telle que de diverses initiatives sociales ont pu voir le jour alors qu’il était impossible de les prévoir autrement. Plus de 220 actions de sensibilisation et de prévention du Covid-19 ont été menées par 18 comités locaux de sécurité dans 9 gouvernorats en 2020. Depuis 2014, environ 300 initiatives locales pour la prévention de la violence, du crime et des fléaux sociaux notamment la violence faite aux femmes ont sensibilisé des milliers de gens marquant un large public cible.
De ce fait, le PNUD et le bureau INL prodiguent d’office un fonds pour chacune des OSC bénéficiaires s’élevant jusqu’à 30 000 TND en vue de l’accomplissement de leurs projets. Leurs représentant(e)s ont également reçu en amont des formations en mars dernier requises pour l’exécution technique et financière des projets associatifs et disposent surtout d’un accompagnement technique tout au long de la durée d’exécution de leurs projets, ainsi qu’une assistance en matière de suivi et d’élaboration.

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