Publié le 01-10-2019

L'homme d'affaires Roger Bismuth n'est plus

Ce soir, la Tunisie perd un Grand Homme... Roger Bismuth...



L'homme d'affaires Roger Bismuth n'est plus

Roger Bismuth, de son nom complet Joseph Roger Bismuth, né le 4 novembre 1926 à La Goulette, est un homme d'affaires et homme politique tunisien.

Président de la communauté juive de Tunisie, originaire de La Goulette, et membre de l'Association arabe des chefs d'entreprises, il est le prototype du Juif intégré. Cofondateur de la Chambre de commerce tuniso-américaine, il commence sa carrière professionnelle en 1940 comme travailleur dans le secteur de la construction. Il est le patron de son propre groupe de sociétés, à savoir le groupe Bismuth, un groupe familial d'entreprises basé à Tunis et intervenant dans des secteurs d'activités aussi divers que la distribution de marchandises, la production chimique et l'industrie des équipements électriques.

Vice-président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat1, il est élu comme représentant de son organisation à la Chambre des conseillers le 3 juillet 2005. Devenant le seul parlementaire juif vivant dans le monde arabe, il déclare à l'Associated Press :

« Je suis très ému et fier d'avoir été élu dans cette institution parlementaire, une illustration de la politique d'ouverture et de tolérance qui caractérise la Tunisie. »

Il mentionne notamment les félicitations reçues du président du Comité juif américain, Robert Goodkind, pour qui « le fait de porter un juif à un poste parlementaire dans un pays arabe et musulman constitue une marque distinctive de la position qu'occupe la Tunisie dans le monde arabe ». Quant au président du Congrès juif européen, Pierre Besnainou, il y relève « un pas positif sur la voie du renforcement de la démocratisation du pays et des relations entre juifs et musulmans ». Bismuth est membre du Conseil international des parlementaires juifs, plate-forme fondée en 2002 pour coopérer sur des thèmes comme l'antisémitisme, les relations inter-religieuses et les réformes sociales.

Le 29 mars 2012, il porte plainte contre des individus qui ont appelé à Tunis au meurtre des juifs, affirmant « qu'il n'est plus optimiste et qu'il n'a pas de vision claire, pour le moment, de l'avenir de son pays ».

Paix à son âme...