Publié le 20-08-2019

9 migrants bangladais bientôt privés de protection et d'hébergement en Tunisie, selon le FTDES

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a annoncé, dans un cçommuniqué rendu public, que les migrants bangladais ayant refusé la procédure d’Aide au Retour Volontaire et à la Réintégration de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) Tunisie sont bientôt privés de protection et d’hébergement. 



9 migrants bangladais bientôt privés de protection et d'hébergement en Tunisie, selon le FTDES

«Le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES) suit de près la situation des migrants bangladais rescapés en mer par le Maridive 601 le 31 mai dernier et présents sur le territoire tunisien depuis le 18 juin. Hébergés dans un centre du Croissant Rouge Tunisien (CRT) dans la banlieue de Tunis depuis deux mois, ces migrants sont dans une situation de blocage depuis qu’ils ont refusé l’Aide au Retour Volontaire et à la Réintégration proposée par l’OIM Tunisie», lit-on dans le communiqué.

Sur les 64 Bangladais rescapés par le Maridive 601, 53 sont retournés au Bangladesh avec ce programme de l’OIM et 2 se sont enfuis. Les 9 migrants restants sont aujourd’hui menacés de devoir quitter le centre du CRT dans lequel ils sont hébergés sans aucune proposition de relogement ou perspective de suivi de la part des instances onusiennes.

«Ils sont en effet dans l’attente d’un entretien auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), attente qui pourrait encore durer plusieurs mois. Conscients que leur hébergement au sein du centre du CRT n’était que temporaire, les migrants sont néanmoins privés de tous les moyens d’agir afin de trouver une autre solution digne et durable à court comme à moyen terme en Tunisie», ajoute le FTDES.

Le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux demande à toutes les institutions tunisiennes, humanitaires et internationales de prendre leurs responsabilités et de coopérer afin de trouver un nouvel hébergement d’urgence aux 9 migrants concernés. L’accélération de la procédure de demande d’asile auprès du HCR permettrait, en outre, de faire débloquer la situation de grande vulnérabilité et d’incertitude dans laquelle se trouve ces jeunes migrants.