Publié le 11-01-2019

Les océans se réchauffent plus rapidement que prévu et leur écosystème se détériore

Et si le réchauffement climatique avait été sous-estimé ? C'est ce que confirme des scientifiques qui viennent de mettre en commun quatre études réalisées depuis 2014 et qui estiment que les températures relevées dans les océans n'étaient pas assez précises et par conséquent, trop basses.



Les océans se réchauffent plus rapidement que prévu et leur écosystème se détériore

En effet, depuis 2014, les spécialistes en climat trouvaient bizarre que la hausse des températures des océans n'était pas aussi importante que ce que prévoyaient les modèles climatiques. Le problème venait-il des prises de mesures ou des modèles qui étaient erronés ?


D'après cette nouvelle étude publiée dans la revue Science, le réchauffement climatique a été sous-estimé. Dans les 2000 mètres sous la surface, la température des océans a été revue à la hausse sur la période entre 1971 et 2010. L'étude souligne que les anciennes mesures, qui servaient de référence, n'étaient pas assez précises.

Les températures des océans sont un excellent moyen de se rendre compte du réchauffement climatique. Grâce au réchauffement océanique, Zeke Hausfather, un des auteurs de l'étude publiée, explique qu'il s'agit d'un important "indicateur du changement climatique" qui montre que le réchauffement est plus rapide que ce que les experts pensaient.

Ainsi, d'après ce spécialiste, 2018 devrait "très probablement" être l'année la plus chaude jamais enregistrée dans les océans. Pour prendre la température des océans, les scientifiques optent pour le contenu thermique des océans comme unité de mesure. Ainsi, en 2014, il était estimé entre 0,20 et 0,32 watts par mètre carré pour la période 1971-2010 alors que la récente étude fait une estimation bien supérieure, située entre 0,36 et 0,39. Cela représente une hausse des températures 40% plus rapide que ce que l'on imaginait.

Les experts expliquent que cette sous-estimation est due aux thermomètres qui étaient utilisés jusqu'en 2000. Pour prendre les mesures, les spécialistes avaient recours à des bathythermographes, des thermomètres reliés à un navire à l'aide d'un câble. Mais ces outils n'étaient pas assez précis. Depuis, 3900 balises dites "Argo", situées un peu partout à la surface du globe, permettent de donner des mesures bien plus précises sur les 2000 premiers mètres avec des données qui sont alors transmises par des satellites.

Une rectification qui permet donc de résoudre les problèmes qui touchaient les anciennes mesures et qui désormais, correspondent mieux aux modèles climatiques.



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