Publié le 13-05-2012

3,5 millions de dinars de pertes pour La Presse selon son syndicat

Le syndicat de base de la société SNIPE (La Presse - ESSAHAFA) a dénoncé, dans un communiqué publié samedi, «le laxisme et la mauvaise gestion qui gangrènent l’entreprise depuis plusieurs années et qui menacent l’avenir des employés».



3,5 millions de dinars de pertes pour La Presse selon son syndicat

Le communiqué a été publié, indique le syndicat, au terme de la réunion organisée « pour examiner la situation qui ne cesse de se dégrader au sein de l’entreprise dont les pertes ont atteint les 3 milliards et 480 millions en 2011, chiffre qui est appelé à augmenter selon le syndicat.


Le premier responsable de ce bilan comptable très négatif et qui augure d’une catastrophe est le directeur commercial, selon le communiqué qui appelle à sa destitution et réclame un audit.


Le syndicat réclame aussi la mise en place d’une stratégie pour entamer une réforme urgente dans le cadre d’un comité collectif composé de techniciens, de journalistes et des membres représentant le personnel administratif auquel seront associés la partie syndicale et la commission paritaire de l’entreprise, ajoute le communiqué.


«Le syndicat condamne la lenteur outrancière et inquiétante de l’actuelle direction générale qui refuse d’appliquer les accords notamment en ce qui concerne la titularisation des techniciens et tergiverse encore à entamer les négociations relatives à l’avancement».


Le syndicat s’étonne de l’absence d’une politique commerciale claire et d’un organe de contrôle, s’indignant de la suppression du poste d’auditeur interne, une décision, qui, selon le communiqué, déstabilise la vie de l’entreprise et crée un climat qui laisse libre cours à la corruption.


Le syndicat de la ‘SNIPE’ exprime, également, « son refus de principe de l’idée de voir l’entreprise déménager dans un nouveau local, réaffirmant que la réforme commence d’abord par la mise à l’écart des personnes corrompues».


Il rappelle qu’il continue à défendre les droits des employés dans le cadre de la légalité et n’exclut pas de recourir à la grève.


TAP
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