Publié le 04-03-2012

L'INRIC qualifie d'injustes les accusations contre les journalistes

Le président de l'Instance Nationale pour la réforme de l'information et de la communication (INRIC) Kamel Labidi a considéré, samedi, les accusations et les attaques contre le secteur de l'information et les journalistes comme "inadmissibles et injustes".



L'INRIC qualifie d'injustes les accusations contre les journalistes

Lors d'une conférence organisée par la Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l'information, M. Labidi a indiqué que les médias publics se sont beaucoup améliorés et se distinguent par leur neutralité, exprimant ses regrets que ces efforts ne soient pas reconnus.

Pour ce qui est "des appréciations" de certains responsables du gouvernement concernant les médias, M. Labidi a expliqué qu'elles reflètent "une méconnaissance des expériences des pays démocratiques". "Il semble que la marge de tolérance chez ces responsables s'est beaucoup rétrécie", a-t-il estimé, précisant qu'il est désormais inacceptable de tenir un discours qui prône le dialogue et la liberté d'expression sans qu'il soit pour autant applicable dans la réalité.

M. Labidi a aussi évoqué les entraves auxquelles fait face l'INRIC, citant en particulier la difficulté d'accès aux informations relatives à la situation au sein des entreprises médiatiques et les interventions de l'ancien gouvernement dans l'octroi des autorisations pour la création de nouvelles chaînes de radios et de télévisions.

La haute instance publiera au mois de mars son rapport final et les recommandations relatives à la réforme du secteur de l'information, une année après sa création.


TAP
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