2026-09-16 نشرت في

Médicaments : le ministère de la Santé dévoile son plan pour prévenir les ruptures

Le ministère de la Santé a annoncé une série de mesures urgentes visant à renforcer les stocks de médicaments et à améliorer la capacité des établissements de santé à répondre aux besoins thérapeutiques des citoyens, face aux difficultés liées à la pénurie de certains médicaments.



Médicaments : le ministère de la Santé dévoile son plan pour prévenir les ruptures

Le ministère a souligné que la garantie de la continuité de l’approvisionnement en médicaments, notamment les médicaments essentiels, constitue une priorité afin de garantir le droit à la santé et la continuité des traitements.

15 millions de dinars supplémentaires par an

Dans sa réponse à une question écrite de la députée à l’Assemblée des représentants du peuple, Meriem Cherif, concernant la pénurie de médicaments en Tunisie, le ministère a indiqué qu’une enveloppe financière supplémentaire annuelle de 15 millions de dinars avait été allouée aux structures sanitaires régionales.

Suivi en temps réel des stocks

Les mesures annoncées comprennent également le développement de systèmes d’information modernes permettant de suivre en temps réel les mouvements des médicaments et l’évolution de leur consommation, afin d’améliorer la gestion des stocks et de rationaliser leur utilisation.

Le ministère œuvre également à généraliser l’utilisation du système e-pharmacie, qui doit permettre un suivi plus précis des stocks et une meilleure anticipation des besoins.

Soutien à la Pharmacie centrale

Le ministère a également annoncé des mesures conjoncturelles visant à renforcer la solvabilité de la Pharmacie centrale de Tunisie, notamment à travers la mobilisation de ressources financières supplémentaires par le ministère des Finances.

Ces mesures comprennent également la régularisation des transferts financiers provenant de la Caisse nationale d’assurance maladie, afin d’améliorer le rythme de règlement des fournisseurs et de renforcer la capacité de la Pharmacie centrale à assurer l’approvisionnement en médicaments dans les délais requis.

En parallèle, le ministère affirme travailler à la mise en place de solutions structurelles destinées à préserver les équilibres financiers de la Pharmacie centrale et à garantir la continuité de l’approvisionnement des établissements de santé, en coordination avec les ministères des Finances et des Affaires sociales.

Des crédits pour les médicaments coûteux, notamment contre le cancer

Selon le ministère de la Santé, la loi de finances 2026 prévoit également des mesures structurelles supplémentaires à travers les articles 18, 19 et 20, visant notamment à soutenir le financement du système de couverture sanitaire et à mobiliser des ressources au profit du compte destiné à la diversification des sources de financement de la sécurité sociale.

Des crédits ont également été consacrés à l’acquisition de médicaments spécifiques à coût élevé, notamment ceux destinés au traitement des cancers.

Une plateforme nationale pour surveiller les stocks

Dans le cadre du renforcement de la gouvernance du système d’approvisionnement et de la prévention des éventuelles ruptures, le ministère travaille à la mise en place d’une plateforme nationale de suivi des stocks de médicaments et de surveillance proactive de la situation de l’approvisionnement.

Cette plateforme sera développée en coordination avec le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et la Chambre nationale de l’industrie pharmaceutique.

Les laboratoires devront signaler les risques de rupture

Le ministère a par ailleurs rappelé la décision prise par le ministre de la Santé le 26 janvier 2026, imposant aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché plusieurs obligations visant à renforcer la transparence et à garantir la continuité de l’approvisionnement.

Ces obligations comprennent notamment l’information de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé concernant la date effective de commercialisation des médicaments autorisés, ainsi que la déclaration périodique des niveaux de stocks des matières premières, produits semi-finis et médicaments commercialisés.

Tout arrêt temporaire ou définitif de la commercialisation d’un médicament devra également être signalé au moins trois mois à l’avance avant la date prévue de la rupture.

Une liste des médicaments essentiels à la vie des patients

Enfin, le ministère précise que les acteurs concernés devront élaborer des plans spécifiques de gestion des risques de pénurie pour les médicaments et produits présentant une importance thérapeutique majeure, conformément aux directives de l’Agence nationale du médicament.

L’agence sera notamment chargée d’élaborer et de publier une liste des médicaments dont une rupture pourrait menacer la vie des patients ou les priver de possibilités thérapeutiques essentielles, afin de permettre la mise en œuvre de mesures préventives et de garantir la continuité de leur disponibilité.


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