2026-04-06 نشرت في
Greffe d'organes en Tunisie : des taux de réussite qui atteignent des niveaux records
La docteure Bouthaina Zennad, coordinatrice au Centre national de promotion de la greffe d’organes, a affirmé ce lundi que la Tunisie connaît une évolution notable dans le domaine des transplantations d’organes, avec des taux de réussite élevés conformes aux standards internationaux.

Lors de son intervention téléphonique dans l’émission « Sabah El Ward » sur Jawhara FM, elle a précisé que le taux de réussite des greffes rénales atteint 98 %, tandis que celui des greffes du cœur et du foie varie entre 60 % et 70 %.
89 greffes du foie réalisées depuis 1998
La responsable a indiqué que l’activité de transplantation hépatique a démarré en 1998 à Mongi Slim Hospital, où 89 greffes du foie ont été réalisées avec succès depuis cette date.
Elle a expliqué que ces interventions ont été effectuées à partir de donneurs en état de mort cérébrale ou de donneurs vivants, le foie ayant la capacité naturelle de se régénérer.
12 transplantations cardiaques en 2025
Concernant la greffe cardiaque, Bouthaina Zennad a souligné que ce type d’intervention était rare avant l’an 2000, mais que 12 transplantations cardiaques ont été réalisées en 2025.
Elle a toutefois rappelé que les besoins restent importants, puisque près de 50 patients nécessitent chaque année une greffe cardiaque en Tunisie.
Le don après mort cérébrale permet de sauver plusieurs vies
La docteure a précisé que la majorité des transplantations, notamment celles du cœur et du foie, reposent principalement sur les donneurs en état de mort cérébrale.
Elle a également salué l’accord de plusieurs familles tunisiennes ayant accepté récemment le don des organes de leurs proches, permettant ainsi la réalisation simultanée de greffes du cœur, du foie, des reins et des cornées, sauvant plusieurs vies.
Comment devenir donneur d’organes ?
Selon Bouthaina Zennad, deux moyens légaux permettent d’exprimer sa volonté de donner ses organes :
-demander l’ajout de la mention « donneur » sur la carte d’identité nationale auprès d’un poste de police ;
-informer sa famille et ses proches de cette volonté.
Elle a souligné que cette démarche facilite la prise de décision pour la famille, sachant que les équipes médicales consultent toujours les proches avant toute intervention.
Une prise en charge totale par l’État
Enfin, elle a affirmé que le ministère de la Santé tunisien ainsi que les caisses de sécurité sociale prennent en charge l’ensemble des frais liés aux opérations et aux examens, aussi bien pour le donneur vivant que pour la famille du donneur décédé.
