Publié le 27-06-2013

En vidéo : Déclarations chocs des 3 Femen dans une conférence de presse

Libérées le 27 juin 2013 et arrivées cet après midi à Paris, les 3 activistes européennes du groupe Femen font part de leurs vécues au sein des geôles tunisiennes.



En vidéo : Déclarations chocs des 3 Femen dans une conférence de presse

« On nous a traînées dans des escaliers en nous criant de courir. Après ça, on a été conduites en aveugle, penchées en avant, dans une espèce de course poursuite complètement improbable à travers le palais de justice, où on nous a traînées dans des escaliers en nous criant de courir pendant que d'autres personnes nous poursuivaient en nous donnant des coups de pieds », raconte encore Pauline Hillier.

Les jeunes femmes sont alors transportées menottées dans une première prison mixte « dans des camions, où il fait toujours très chaud et qui ne sont pas ventilés, et où il n'y a pas de lumière », poursuit Pauline.

« Là-bas c'est pire que tout. (...) Quand on arrive il y a du sang sur le sol, des hommes avec des cicatrices fraîches. On vous met contre un mur, vous patientez un long moment avant d'être mis en cellule. Vous dormez sur des couvertures pleines d'urine, au milieu des taches de sang ».

Les trois Femen ont ensuite été conduites à Manouba « bien loin d'être une prison qui respecte les droits de l'homme ». Pauline Hillier évoque ainsi des « humiliations psychologiques et physiques quotidiennes », comme les « fouilles au corps », où il faut « se déshabiller entièrement, se mettre accroupies », « si tout se passe bien vous n'êtes pas frappées ou giflées » précise Pauline qui raconte qu'elles ont été « frappées violemment » pendant leur première fouille au corps. »La promiscuité est terrible, la nourriture est apportée dans un seau, apportée par terre, sans cuiller, ni assiette. Ni draps, ni vêtements ne sont fournis. « On a pris une douche en un mois» précise-t-elle. 


L.R.
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