Publié le 31-05-2019

Colis piégé à Lyon, le suspect reconnaît avoir fait allégeance au groupe Etat islamique

Mohamed Hichem M., l'Algérien de 24 ans soupçonné d'avoir fait exploser un colis piégé qui a fait 13 blessés légers à Lyon vendredi, a reconnu devant les enquêteurs avoir fait allégeance au groupe Etat islamique.



Colis piégé à Lyon, le suspect reconnaît avoir fait allégeance au groupe Etat islamique

Cet attentat n'avait fait l'objet d'aucune revendication jeudi en fin de journée.

Alors qu'il s'était montré peu coopératif dans la première partie de sa garde à vue depuis son arrestation lundi, le jeune homme avait commencé à se livrer mercredi dans les locaux de la sous-direction antiterroriste, en admettant avoir conçu le colis piégé dont l'explosion a fait 13 blessés légers dans le centre de Lyon. Il a ensuite affirmé avoir fait allégeance au groupe jihadiste, a indiqué jeudi une source judiciaire.

Sa garde à vue se poursuivait jeudi dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (Sdat) à Levallois-Perret, près de Paris, tandis que celles de ses parents puis de son frère, arrêtés eux aussi lundi, ont été levées dans la journée "en l'absence d'élément les incriminant à ce stade", a annoncé le parquet de Paris.

Les enquêteurs doivent encore éclaircir les raisons de son acte et déterminer notamment s'il avait une cible précise.

Il y a "un caractère étrange entre la disproportion d'un procédé technique très performant et un volume d'explosif très faible. Il y a de vraies incohérences dans ce dossier", avait commenté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, rappelé à l'ordre mardi par le procureur de Paris pour avoir rendu publics des éléments couverts par le secret de l'enquête.

Sans activité, le jeune homme se trouvait en situation irrégulière sur le territoire français depuis l'expiration de son visa. Suite au refus de la délivrance d'un titre de séjour, il n'avait alors pas pu s'inscrire dans une école d’ingénierie informatique lyonnaise.

A l'issue de sa garde à vue, qui peut durer jusqu'à ce vendredi matin, il doit être présenté au parquet de Paris puis à un juge d'instruction antiterroriste en vue d'une mise en examen.


AFP