Publié le 14-01-2019

L'opposition est responsable de la dégradation de la situation dans le pays, selon Issam Chebbi

Le secrétaire général d’Al Joumhouri Issam Chebbi a imputé à l’opposition la responsabilité dans la dégradation de la situation en Tunisie. Et d’expliquer que l’opposition n’a présenté aucune alternative aux Tunisiens et n’a pas réussi à se constituer en une force capable de mettre en place un programme pour sauver le pays.



L'opposition est responsable de la dégradation de la situation dans le pays, selon Issam Chebbi

Dans une déclaration à l’agence TAP peu avant sa participation à une manifestation à l’occasion du 8e anniversaire de la révolution, il a indiqué que son parti appelle les forces démocratiques, sociales et civiles à s’unir pour pouvoir sortir le pays des difficultés économiques et permettre de surmonter les déceptions subies par les Tunisiens et qui ne sont que les résultats des choix des gouvernements successifs post révolution.

Par ailleurs, Issam Chebbi a affirmé que son parti se prépare pour les élections législatives et qu’il y participera comme force indépendante, en l’absence de coordination avec l’opposition. Il a ajouté qu’Al Joumhouri tend la main à toute initiative sérieuse visant à unir l’opposition.

Chebbi a, cependant, ajouté que le parti n’est pas concerné par l’élection présidentielle mais qu’il assurera un rôle de rapprochement entre les différents mouvements démocratiques pour se mettre d’accord sur une personnalité capable d’unir les démocrates et de rétablir la confiance aux Tunisiens.

Selon lui, l’année 2019 doit être placée sous le signe de la reddition de comptes. Issam Chebbi estime que le règlement de la crise ne doit pas être confié à ceux qui l’ont créée. Ceux-ci chercheront, en premier lieu, à servir les intérêts des parties au pouvoir plutôt que ceux des Tunisiens, a-t-il mis en garde.

Le règlement de la crise commande que toutes les parties respectent leurs rôles constitutionnels. Le président de la République doit travailler dans le cadre de ses prérogatives. De même pour le chef du gouvernement qui doit s’en tenir à ses attributions qui lui sont garanties par la Constitution et à ne pas utiliser les moyens de l’Etat pour la création d’un nouveau parti, a-t-il averti.

La célébration du 8e anniversaire de la révolution sans la publication de la liste officielle des martyrs et blessés de la révolution est “une honte” pour tous ceux qui ont gouverné le pays et “une honte pour le gouvernement Chahed” surtout que le président du Haut comité des droits et libertés fondamentales a remis cette liste au gouvernement depuis avril dernier.

Issam Chebbi a conclu par exprimer sa conviction que malgré les difficultés, le Tunisien qui a réalisé la révolution du 14 janvier 2014 est capable de créer le changement.


TAP