Publié le 12-04-2013

Human Rights Watch exige la libération immédiate de Sami Fehri

Human Rights Watch est revenue, dans un communiqué publié sur son site, sur l’affaire de Sami Fehri. HRW a exigé la libération immédiate du directeur d’Ettounissiya TV étant donné que « la plus haute juridiction du pays vient d’ordonner sa libération pour la troisième fois ».



Human Rights Watch exige la libération immédiate de Sami Fehri

Ci-joint le communiqué de HRW:

« Que faut-il donc pour libérer quelqu’un de prison si les dirigeants continuent d’ignorer les décisions de mise en liberté émises par la plus haute juridiction du pays ? », s’est interrogé  Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « En gardant Sami Fehri sous les verrous, les autorités font preuve d’un total mépris de la loi ».

La décision de la Cour de cassation devrait se traduire par la libération immédiate de Fehri, puisqu’elle a confirmé que les autorités n’avaient plus aucune base légale pour le détenir, a déclaré Human Rights Watch. Pourtant, pour la troisième fois, le ministère public a refusé de mettre en œuvre ces décisions, affirmant que le pouvoir de libérer Fehri reposait entre les mains d’un tribunal d’instance inférieure. Or d’après le Code de procédure pénale, le ministère public est chargé de mettre en application les décisions de la Cour.

D’après la Déclaration universelle des droits de l’homme, nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou emprisonné. Or, la détention est arbitraire si elle ne repose pas sur une base légale.

« Le ministre de la Justice devrait défendre le principe d’indépendance de la justice en garantissant que la décision de la plus haute juridiction du pays soit respectée », a conclu Eric Goldstein. «  Voilà maintenant plus de quatre mois que Sami Fehri est en prison depuis que la Cour de cassation a ordonné qu’il soit mis en liberté ».

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