Publié le 13-01-2018

Il y a une certaine ''nostalgie de la période de l'autoritarisme'' en Tunisie, selon Michael Ayari

Michael Ayari, auteur d'un rapport sur la Tunisie édité à l'occasion du septième anniversaire du déclenchement de la révolution de 2011, est intervenu ce matin sur Radio France internationale ( RFI) pour parler du rapport et de la situation en Tunisie. 



Il y a une certaine ''nostalgie de la période de l'autoritarisme'' en Tunisie, selon Michael Ayari

« En Tunisie, il y a une certaine nostalgie de la période de l'autoritarisme», a estimé l’analyste à Crisis Group Michael Ayari.

« A l’approche du septième anniversaire du déclenchement de la révolution tunisienne de 2011, le pays tend à retomber dans ses anciens travers autoritaires, en raison notamment du manque de volonté politique des deux partis pivots de la coalition au pouvoir (nationaliste et islamiste) à mettre en œuvre la Constitution de janvier 2014 de manière effective », lit-on dans le rapport publié par Crisis Group 

Selon le rapport, « la dérive autoritaire s’explique en partie par la nostalgie du régime de Ben Ali ». L'ONG souligne dans ce même rapport que « la Tunisie se doit d’endiguer cette dérive, à la fois pour éviter de nouvelles violences jihadistes ou un retour de la polarisation politique, et pour poursuivre sa trajectoire démocratique exemplaire entamée depuis les vagues de protestations de 2011 dans le monde arabe ».

« De manière à prévenir d’éventuelles violences, les décideurs politiques tunisiens doivent s’engager à renforcer les institutions, en allant de l’avant et non en tentant de revenir en arrière. Ils doivent rapidement mettre en place la Cour constitutionnelle, les instances constitutionnelles indépendantes et organiser les élections municipales de 2018, déjà reportées à de nombreuses reprises », note le rapport



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