Publié le 20-07-2017

Un colis haineux envoyé à la mosquée de Québec, cible d'une fusillade en janvier

La police de Québec enquête sur un colis haineux envoyé à la mosquée de Québec, où six fidèles avaient été tués dans une fusillade en janvier, a indiqué mercredi un porte-parole.



Un colis haineux envoyé à la mosquée de Québec, cible d'une fusillade en janvier

Le colis, contenant un coran profané et un message haineux, a été acheminé par la poste vendredi au Centre culturel islamique de l'arrondissement Sainte-Foy, deux jours avant la tenue d'un référendum sur un projet de cimetière musulman dans la région de Québec.

Alertée, la police a dépêché sur place des enquêteurs. "Une patrouille a été affectée à la surveillance du secteur (...) parce qu'il y avait une prière en soirée (et) pour essayer de garder un climat de sécurité", a expliqué à l'AFP David Poitras, porte-parole de la police de Québec.
"Les enquêteurs sont en communication continue avec les responsables de la mosquée pour identifier la ou les personnes qui auraient pu acheminer le colis et également valider s'il y a une incidence criminelle ou non", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a "condamné avec force" un "acte de lâcheté" dirigé contre "des Québécois et Québécoises de confession musulmane, et personne ne mérite d'être traité de cette façon".
Le 29 janvier, un étudiant canadien partisan de la suprématie de la race blanche avait ouvert le feu sur des fidèles rassemblés à la mosquée pour la prière du soir, faisant six morts et plusieurs blessés.

L'incident n'a pas été révélé afin de ne pas influencer une consultation par référendum dimanche de quelques dizaines de résidents directement concernés par un projet d'implantation d'un cimetière musulman dans une bourgade à 35 km de Québec. Au total 19 personnes ont voté contre et 16 en faveur du projet.

L'été dernier, une tête de porc avait été déposée sur le seuil de la mosquée. Le dossier concernant cet incident est "toujours ouvert" mais la police n'a "jamais été en mesure d'identifier un ou des suspects", a indiqué David Poitras.


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